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Recherche fédérale: Évolution des dépenses de recherche et développement

Une nouvelle série chronologique de l'OFS couvre la période jusqu'en 2025. Les activités internes de recherche et développement de la Confédération sont modestes comparées au secteur privé et aux hautes écoles, mais se concentrent sur quelques institutions étatiques.

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Qu'est-ce que la recherche et le développement?

La recherche et le développement (R&D) englobent les travaux systématiques visant à acquérir de nouvelles connaissances ou à exploiter des connaissances existantes pour de nouvelles applications. Cela inclut la recherche fondamentale, la recherche appliquée et le développement de nouveaux produits ou procédés.

La recherche fondamentale vise principalement à acquérir de nouvelles connaissances scientifiques, sans qu'une application concrète ne soit encore définie. La recherche appliquée, elle, poursuit un objectif spécifique. Le développement expérimental utilise les connaissances existantes pour développer, par exemple, de nouveaux produits, procédés ou processus de production.

La série chronologique de l'OFS examine les dépenses intra-muros. Il s'agit des activités de recherche et développement menées par une organisation elle-même. Pour la Confédération, cela comprend les offices fédéraux et les institutions fédérales juridiquement indépendantes qui mènent leurs propres travaux de recherche. citeturn0search0

La Confédération est un acteur de recherche mineur

En 2023, les dépenses internes de la Confédération pour la recherche et le développement s'élevaient à 239 millions de francs. La Confédération se situait ainsi loin derrière les deux principaux secteurs de recherche en Suisse.

Le secteur privé a dépensé 17,958 milliards de francs pour ses propres activités de R&D la même année. Les hautes écoles ont atteint 7,359 milliards de francs. La Confédération représentait ainsi moins d'un pour cent du total des dépenses intra-muros de la Suisse. citeturn0search2

SecteurRecherche et développement internes 2023Secteur privé17,958 Mrd. de francsHautes écoles7,359 Mrd. de francsConfédération239 Mio. de francs

Cette comparaison révèle moins une concurrence entre les secteurs qu'une répartition des fonctions au sein du système de recherche suisse. Les entreprises investissent principalement dans la R&D à application économique, tandis que les hautes écoles consacrent une grande partie de leurs ressources à la recherche fondamentale scientifique. La Confédération, quant à elle, concentre ses propres activités de recherche sur des domaines spécifiques de tâches étatiques.

Les dépenses de la Confédération ont augmenté à long terme

La série chronologique de l'OFS remonte à l'an 2000, permettant une analyse à long terme. Les données d'enquête disponibles montrent une augmentation significative des dépenses internes de R&D de la Confédération sur cette période.

En 2000, ces dépenses s'élevaient à environ 139 millions de francs. En 2019, elles atteignaient 214 millions, et déjà 231 millions en 2021. Entre 2019 et 2021, cela correspond à une augmentation annuelle moyenne d'environ quatre pour cent. citeturn0search0

Il est toutefois important de noter que ces montants sont exprimés en prix courants et ne sont donc pas corrigés de l'inflation. Une augmentation des dépenses nominales ne signifie donc pas automatiquement que la performance réelle de la recherche a progressé dans la même mesure.

Une grande partie est attribuée au DEFR

La recherche fédérale est fortement concentrée. Dès 2021, 77 pour cent des dépenses internes de recherche et développement de la Confédération relevaient du Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche (DEFR).

Cela représente 178 millions de francs. Suivent le Département fédéral de l'intérieur (DFI) et le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS), chacun avec environ sept pour cent. Les autres services fédéraux totalisaient huit pour cent. citeturn0search0

La part élevée du DEFR est liée notamment à Agroscope. Le centre de compétences de la Confédération pour la recherche agronomique est l'une des principales institutions de recherche au sein de l'administration fédérale.

La Confédération mène presque exclusivement de la recherche appliquée

La différence avec les hautes écoles est particulièrement marquée concernant le type de recherche. En 2021, environ 99 pour cent des dépenses internes de R&D de la Confédération étaient consacrées à la recherche appliquée.

La recherche fondamentale ne représentait qu'environ un pour cent, et le développement expérimental également environ un pour cent. Chez les hautes écoles, la proportion était presque inverse: environ 77 pour cent de leurs dépenses de R&D en 2021 étaient allouées à la recherche fondamentale. citeturn0search0

Ce n'est pas un hasard. La recherche fédérale est souvent directement liée à des tâches étatiques concrètes – telles que l'agriculture, la santé, l'environnement, la défense ou les questions sociales et économiques.

Ce que la série chronologique ne montre pas

Ces chiffres ne doivent pas être assimilés aux dépenses totales de recherche de la Confédération. La série chronologique de l'OFS mesure la recherche et le développement que la Confédération réalise elle-même.

Il faut distinguer cela des fonds de recherche que la Confédération octroie, par exemple, aux hautes écoles, aux entreprises ou à d'autres institutions. Ces activités de recherche financées extérieurement peuvent être enregistrées dans d'autres catégories statistiques.

Quiconque ne considère que les 239 millions de francs de l'année 2023 sous-estime donc l'importance de la Confédération pour le système de recherche suisse. Ce chiffre renseigne principalement sur la taille de l'appareil de recherche au sein de la Confédération – et non sur l'ensemble de la recherche rendue possible par des fonds fédéraux.

La recherche suisse est principalement portée par les entreprises et les hautes écoles

Le tableau général du paysage de la recherche suisse est clair. En 2023, environ 17,96 milliards de francs des dépenses internes de R&D provenaient du secteur privé. Les hautes écoles atteignaient 7,36 milliards de francs. La Confédération suivait loin derrière avec 239 millions de francs. citeturn0search2

Le rôle de l'industrie pharmaceutique au sein du secteur privé est particulièrement fort. En 2021, environ 6,2 milliards de francs y étaient consacrés à la R&D. Les technologies de l'information et de la communication, ainsi que d'autres secteurs à forte intensité technologique, contribuent également de manière significative à la performance de la recherche suisse. citeturn0search0

La Suisse dispose ainsi d'un système de recherche fortement réparti entre entreprises et hautes écoles. La Confédération y joue un rôle plus modeste, mais ciblé.

Pourquoi l'évolution reste pertinente

Le montant comparativement faible ne doit pas masquer l'importance particulière de la recherche étatique dans certains domaines. Là où la recherche est directement liée à des tâches publiques, la Confédération peut avoir besoin de ses propres connaissances, qui ne sont pas fournies uniquement par les entreprises ou les hautes écoles.

C'est précisément là que réside la valeur de la nouvelle série chronologique de l'OFS: elle ne montre pas simplement combien la Suisse dépense au total pour la recherche. Elle rend visible l'évolution de la performance de recherche propre à la Confédération sur une longue période et où se situent les activités correspondantes au sein de l'administration fédérale.

Une petite somme avec une fonction claire

Les chiffres dressent ainsi un tableau nuancé. Les dépenses internes de la Confédération pour la recherche et le développement sont modestes par rapport à la performance globale de la recherche suisse. Elles sont cependant fortement concentrées sur la recherche appliquée et sur un petit nombre d'institutions.

La nouvelle série chronologique jusqu'à 2025 permet pour la première fois un aperçu à long terme de cette évolution. Pour évaluer une année donnée, il faut cependant distinguer entre la croissance nominale des dépenses, la performance réelle de la recherche et le financement global de la recherche par la Confédération.

La conclusion essentielle n'est donc pas que la Confédération dépense peu pour la recherche. Il est plutôt crucial de savoir quelle recherche la Confédération mène elle-même – et quelle recherche elle finance par l'intermédiaire d'autres institutions. C'est seulement en combinant ces deux aspects que l'on obtient une image complète du rôle de l'État dans le système de recherche suisse.

Sources

  • Office fédéral de la statistique (OFS), série chronologique «Recherche et développement intra-muros de la Confédération – 2000–2025».
  • Office fédéral de la statistique, «Recherche et développement en Suisse», données sur les dépenses intra-muros.
  • Office fédéral de la statistique, Synthèse Suisse, édition 2023/2025.

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