Santé01:22 hTemps de lecture: 2 min0 commentaires

Hausse des coûts de la psychothérapie: la commission parlementaire veut des règles plus strictes

De nouvelles mesures visent à freiner l'augmentation des dépenses de l'assurance de base

Therapieraum mit Sitzgelegenheiten und ruhiger Atmosphäre für psychotherapeutische Gespräche
Bild: OliverKepka / Pixabay

La commission compétente du Conseil national souhaite restreindre l'accès aux psychothérapies prises en charge par l'assurance de base. Cela fait suite à une forte augmentation des coûts dans ce domaine.

La consultation d'un psychiatre comme condition préalable

La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N) a adopté une motion par 16 voix contre 9: à l'avenir, une psychothérapie psychologique devra être précédée d'un diagnostic établi par un psychiatre. La commission souhaite ainsi réduire les coûts de la santé tout en assurant un meilleur accès aux soins pour les personnes souffrant de troubles psychiques graves. Une deuxième motion (par 13 voix contre 9) demande une base de données pour recenser la fréquence des maladies psychiques en Suisse.

Il est important de noter qu'il s'agit de propositions d'une commission, et non d'une décision du Conseil fédéral. Les motions doivent d'abord être adoptées par le Conseil national et le Conseil des États; ce n'est qu'après cela que le Conseil fédéral serait chargé de mettre en œuvre les règles correspondantes. Rien n'est donc encore décidé ou en vigueur.

Coûts presque doublés depuis 2022

Les dépenses de l'assurance de base pour les psychothérapies psychologiques ont fortement augmenté: en 2024, elles étaient presque deux fois plus élevées qu'en 2022, atteignant près d'un milliard de francs. Un facteur essentiel est le changement de système: le modèle de la prescription est en vigueur depuis juillet 2022. Depuis lors, les psychothérapeutes psychologiques peuvent facturer de manière autonome via l'assurance de base sur prescription médicale, au lieu de travailler sous la délégation d'un médecin comme auparavant. Cela a augmenté le nombre de prestataires et la demande.

La commission justifie cette mesure en soulignant que, dans de nombreux cas, des plaintes sans véritable valeur pathologique sont traitées. De plus, les médecins spécialistes sans spécialisation en maladies psychiques peuvent actuellement prescrire des psychothérapies, ce qui augmente également les coûts.

Critiques: risque de rationnement

Les opposants à de telles restrictions mettent en garde contre un rationnement des soins. Une consultation psychiatrique préalable pourrait retarder ou compliquer l'accès à la thérapie. Les critiques soulignent également que les maladies psychiques nécessitent souvent des traitements de longue durée et qu'un accès difficile peut entraîner des coûts consécutifs plus élevés à long terme.

Partie d'un débat plus large sur les coûts

La discussion sur les coûts de la psychothérapie fait partie du débat général sur l'augmentation des dépenses de santé et des primes d'assurance maladie en Suisse. Les prix des médicaments, les coûts hospitaliers et le nombre de médecins sont également à l'ordre du jour politique. La manière dont le conflit entre la réduction des coûts et la qualité des soins sera résolu reste ouverte, jusqu'à ce que les Conseils aient statué sur les motions.

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