Reisende sprechen während einer Flugverspätung mit Mitarbeitenden an einem Flughafenschalter.
KI-generiert mit OpenAI
Voyages22:00 hJournalPlus RedaktionTemps de lecture: 5 min0 commentaires

Nouveaux droits UE des passagers: ce qui attend les Suisses

L'Europe renforce l'aide et l'indemnisation en cas de problèmes de vol. En Suisse, les nouveautés ne s'appliquent pas automatiquement, la voie bilatérale est cruciale.

Vol retardé, longue file d'attente au comptoir, informations peu claires : dans de telles situations, les passagers peinent souvent à savoir ce qui leur est dû. L'Union européenne a définitivement approuvé en juillet 2026 une réforme complète des droits des passagers aériens. Elle vise à préciser les règles existantes et à combler certaines lacunes.

Première précision importante : les nouveautés ne s'appliquent pas immédiatement. Dans l'UE, elles seront applicables 12 mois et 20 jours après leur publication au Journal officiel, probablement à l'été 2027. Pour la Suisse, une étape supplémentaire est nécessaire, car le droit de l'UE ne s'applique pas automatiquement.

Le seuil des trois heures maintenu

Les débats politiques ont porté sur la question de savoir à partir de quand un retard est indemnisé. Le résultat : si un vol arrive au moins trois heures en retard à sa destination finale et qu'aucune circonstance extraordinaire n'est présente, un droit à indemnisation demeure en principe.

Les forfaits dépendent toujours de la distance : 250 euros pour les vols jusqu'à 1500 kilomètres, 400 euros pour les liaisons intra-européennes plus longues ou les trajets entre 1500 et 3500 kilomètres, et 600 euros pour les autres vols long-courriers. Pour certains très longs voyages, l'indemnisation peut être réduite de moitié si une connexion de remplacement proposée atteint la destination avec un retard maximal de quatre heures.

Des circonstances extraordinaires – comme certaines conditions météorologiques ou des risques de sécurité – peuvent exclure un paiement. La compagnie aérienne doit cependant continuer à prendre en charge l'assistance et le réacheminement. Le caractère extraordinaire d'un cas dépend des circonstances ; une simple déclaration à la porte d'embarquement ne suffit pas.

L'assistance à l'aéroport se précise

La réforme décrit plus précisément quand des boissons, des repas et des moyens de communication doivent être offerts. Sont prévues des rafraîchissements à intervalles réguliers, un repas après une longue attente, ainsi qu'un accès à Internet et deux possibilités de communication. Si une nuitée est nécessaire, la compagnie aérienne est en principe redevable de l'hôtel et du transfert.

Si elle ne fournit pas d'assistance malgré le droit, les passagers peuvent effectuer des dépenses raisonnables et en demander le remboursement. Les reçus restent donc essentiels. Les dépenses de luxe ne sont pas automatiquement remboursées.

Le réacheminement est également clarifié. Si la compagnie aérienne n'organise pas un transport alternatif approprié dans les trois heures, les personnes concernées pourront réserver elles-mêmes une solution et se faire rembourser les coûts jusqu'à un plafond défini. Avant une réservation coûteuse, il est recommandé de documenter la demande à la compagnie aérienne et sa réponse.

Meilleure protection pour les familles et en cas d'annulation du vol aller

Les enfants de moins de douze ans doivent pouvoir s'asseoir sans supplément à côté d'un adulte accompagnant. De plus, la pratique du "no-show" est limitée : celui qui manque ou n'utilise pas délibérément un vol aller ne devrait pas perdre son vol retour uniquement pour cette raison.

Une plus grande transparence est également prévue pour les bagages à main. Les compagnies aériennes doivent indiquer plus clairement les services inclus dans le prix. Cela ne signifie cependant pas que chaque bagage deviendra gratuit ; les dimensions autorisées et les composants tarifaires restent pertinents.

Les personnes à mobilité réduite bénéficient d'une protection supplémentaire si une personne accompagnante est nécessaire ou si les aides à la mobilité sont endommagées. Là aussi, la réforme renforce les droits à l'information et au soutien.

Que s'applique-t-il aujourd'hui aux vols au départ de Suisse ?

La Suisse a repris le règlement européen existant sur les droits des passagers aériens via l'accord bilatéral sur le transport aérien. Le droit actuel s'applique entre autres aux vols qui décollent de Suisse, de l'UE, de Norvège ou d'Islande. Pour les arrivées de pays tiers, le siège de la compagnie aérienne opératrice joue également un rôle.

L'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC) est l'autorité d'application suisse. Il peut examiner les plaintes et imposer des sanctions en cas d'infraction. Cependant, il n'accorde pas de manière contraignante une demande de dédommagement individuelle ; pour cela, les passagers doivent, si nécessaire, engager des poursuites civiles.

La Commission mixte de l'accord sur le transport aérien décidera si et quand les règles révisées s'appliqueront aux vols ayant un lien avec la Suisse. Une reprise est probable, mais elle n'est pas encore effective au 9 septembre 2026. Les voyageurs ne devraient donc pas invoquer de futures dispositions tant qu'elles ne sont pas transposées dans le droit suisse.

Comment les passagers peuvent faire valoir leurs droits

En cas de problème, la compagnie aérienne opératrice doit d'abord être contactée par écrit. La carte d'embarquement, la confirmation de réservation, les communications, les photos de l'affichage et tous les reçus sont utiles. Le retard à la destination finale est décisif, pas seulement l'heure de départ retardée.

Si la compagnie aérienne ne réagit pas de manière satisfaisante, un signalement à l'OFAC peut être pertinent. La distinction est importante : l'assistance, le remboursement, le transport de remplacement et l'indemnisation forfaitaire sont des droits différents avec des conditions différentes.

La réforme rend beaucoup de choses plus compréhensibles. Cependant, elle ne remplace pas l'examen du lieu de départ, de la compagnie aérienne, de la cause et du moment. Pour les passagers suisses, la règle la plus importante est donc la suivante : documenter l'itinéraire de voyage précis – et vérifier quel droit est effectivement applicable au moment du vol.

Sources

Mise à jour : 9 septembre 2026.

Partager l’article

Signaler une erreur dans l'article

Merci pour votre signalement. Veuillez décrire l'erreur aussi précisément que possible.

PNG, JPG ou WebP, max. 5 Mo

Commentaires

Connectez-vous pour participer à la discussion.

Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à écrire.