Umwelttechnologien wie Solarmodule, Windturbinen und Wassertechnik werden in einem Hafen verladen.
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Économie06:00 hJournalPlus RedaktionTemps de lecture: 4 min0 commentaires

Un accord commercial sur le climat en format réduit

Ce que l'ACCTS apporte aux entreprises suisses, et pourquoi quatre pays ne peuvent changer le monde à eux seuls

Politique commerciale et politique climatique sont souvent négociées séparément. L'Accord sur le Changement Climatique, le Commerce et la Durabilité – ACCTS en abrégé – vise l'inverse. La Suisse, le Costa Rica, l'Islande et la Nouvelle-Zélande veulent éliminer les droits de douane et les obstacles pour les biens et services environnementaux, discipliner les subventions aux énergies fossiles et créer des lignes directrices communes pour les labels écologiques.

La consultation suisse a été concluante : 42 des 45 prises de position soutiennent l'approbation. Le Conseil national avait déjà donné son accord en septembre 2025. Il s'agit maintenant de la suite des délibérations parlementaires et, finalement, de savoir si un traité innovant deviendra un instrument pratique.

Infografik zum Klima-Handelsabkommen ACCTS mit vier Vertragsstaaten und 42 von 45 zustimmenden Stellungnahmen.
Eigene Darstellung der im Artikel genannten Eckdaten. · JournalPlus Redaktion

Trois piliers au lieu d'un paquet douanier classique

Premièrement, le commerce de biens et services environnementaux sélectionnés sera facilité. Cela inclut les technologies pour les énergies renouvelables, le traitement des eaux usées ou l'efficacité énergétique. Pour les PME suisses spécialisées, cela réduit les coûts d'entrée sur le marché dans les pays partenaires.

Deuxièmement, l'accord contient des règles sur les subventions aux énergies fossiles. De telles subventions peuvent réduire artificiellement le coût de la consommation de pétrole, de gaz ou de charbon et désavantager les alternatives respectueuses du climat. Des exceptions sont toutefois prévues, notamment en ce qui concerne la sécurité d'approvisionnement et les objectifs sociaux. La transparence de l'application de ces exceptions sera déterminante.

Troisièmement, l'ACCTS formule des lignes directrices pour les écolabels. Un label doit être significatif, compréhensible et ne pas être un simple obstacle commercial déguisé. C'est pertinent pour les consommateurs, car le terme « vert » sur les emballages peut signifier des choses très différentes aujourd'hui.

Opportunités pour l'industrie suisse des technologies propres

La Suisse compte des entreprises dans la technologie de l'eau, la mesure de précision, l'efficacité des bâtiments, le recyclage et les procédés de production respectueux du climat. Des marchés ouverts peuvent les aider à obtenir des projets de référence. Simultanément, des importations moins chères peuvent accroître la concurrence nationale et réduire le coût de l'utilisation de technologies propres.

L'effet immédiat reste toutefois limité. Les quatre partenaires sont politiquement ambitieux, mais ne constituent pas un marché de vente gigantesque. Même les partisans s'attendent donc à un impact plus important si d'autres États adhèrent. L'ACCTS est d'abord un laboratoire de règles : il montre quelles dispositions environnementales s'intègrent dans un accord commercial et où des conflits surgissent.

Les objections méritent examen

Trois prises de position ont rejeté le projet. Elles ont cité des risques pour le service public, les conditions de travail et de salaire, ainsi qu'une limitation de la marge de manœuvre en matière de politique énergétique. D'autres participants ont mis en garde contre la bureaucratie et les exceptions floues. Ces préoccupations ne sont pas automatiquement des preuves contre l'accord, mais elles marquent les points sur lesquels la mise en œuvre doit être mesurée.

La libéralisation du commerce ne doit pas affaiblir les marchés publics, les normes de sécurité ou la protection des travailleurs par la petite porte. Inversement, les normes environnementales ne devraient pas servir de prétexte pour éloigner la concurrence. Des listes transparentes, des critères vérifiables et une procédure de règlement des litiges accessible sont donc essentiels.

Ce que cela signifie pour la Suisse

Pour les ménages, les produits ne deviendront pas moins chers du jour au lendemain. Des effets progressifs sont possibles : plus de choix en matière de technologie environnementale, des labels plus clairs et de la concurrence pour les services. Pour les PME exportatrices, la suppression de certaines barrières peut être directement pertinente. Elles devraient vérifier si leurs produits entrent dans les catégories convenues et quelles obligations d'origine ou de preuve s'appliquent.

La valeur politique de l'ACCTS réside pour l'instant davantage dans l'établissement de normes que dans le volume des échanges commerciaux. La Suisse peut montrer que marchés ouverts et objectifs climatiques ne sont pas nécessairement des opposés. Cependant, l'accord ne deviendra crédible que si son impact est publié : quels droits de douane ont été supprimés, quelles subventions ont changé et quelles entreprises en ont profité ? Sans ces chiffres, une bonne idée reste rapidement une simple étiquette verte.

Pour les exportateurs suisses, l'interopérabilité est également importante. Des normes vertes différentes sur chaque marché augmentent les coûts de vérification et de documentation. Si l'ACCTS devient un noyau auquel d'autres pays adhèrent et dont les critères sont reconnus internationalement, son utilité pourrait fortement augmenter. S'il reste à quatre membres, c'est avant tout un laboratoire politique avec un marché limité.

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