Jüngere und ältere Personen nutzen digitale Geräte in einer Schweizer Alltagssituation.
KI-generiert mit OpenAI
Suisse22:00 hJournalPlus RedaktionTemps de lecture: 5 min0 commentaires

Fracture numérique: 38 % manquent de compétences de base

Presque tous sont en ligne, mais peu peuvent utiliser les services numériques en toute sécurité et autonomie. La nouvelle ligne de démarcation concerne savoir, confiance et soutien.

La fracture numérique classique était simple à décrire: les uns avaient internet, les autres non. En Suisse, ce fossé a largement disparu. Presque tous les ménages disposent d'un accès. Mais une ligne de démarcation plus complexe est apparue – entre les personnes capables d'utiliser les services numériques en toute sécurité et autonomie, et celles qui rencontrent régulièrement des difficultés.

Selon le DigitalBarometer 2026, 38 % de la population manquent de compétences numériques de base suffisantes. Cela ne concerne pas seulement l'utilisation d'un appareil. Il s'agit de capacités comme évaluer des informations, protéger des mots de passe, remplir des formulaires en ligne ou détecter si un message est manipulé.

Accès ne signifie pas participation

Un smartphone en poche ne prouve pas encore la souveraineté numérique. De nombreuses applications sont faciles à utiliser tant que tout fonctionne. Cela devient plus difficile en cas de compte bloqué, de message falsifié, de nouvelle inscription administrative ou de décision automatisée à expliquer.

Les exigences augmentent particulièrement dans des domaines de vie importants. Les banques transfèrent leurs services vers l'e-banking, les assurances communiquent via des portails clients, les rendez-vous médicaux se prennent en ligne et les administrations numérisent les demandes. Ceux qui sont incertains prennent plus de temps, commettent plus d'erreurs ou renoncent complètement.

Les conséquences sont inégalement réparties socialement. Les personnes ayant un faible niveau d'éducation formelle, celles en situation de pauvreté et les personnes très âgées sont particulièrement vulnérables. Elles manquent plus souvent d'appareils, d'opportunités de formation continue ou d'une personne pour les aider en cas de problème.

L'âge explique beaucoup – mais pas tout

Une étude de l'Université de Zurich en 2025 a montré des différences d'âge significatives. 91 % des 20-29 ans estimaient leurs compétences internet bonnes ou excellentes. Chez les plus de 70 ans, ce chiffre était de 59 %. C'est un grand écart, mais pas une raison pour des stéréotypes liés à l'âge: une majorité de personnes âgées s'en sortent bien, tandis que des jeunes peuvent être dépassés par la protection des données ou la vérification des sources.

La compétence numérique n'est pas un savoir acquis une fois pour toutes. Les technologies et les formes de fraude évoluent. Celui qui était en sécurité il y a cinq ans peut aujourd'hui échouer face aux passkeys, aux deepfakes ou aux e-mails de phishing générés par l'IA. La formation continue doit donc être comprise comme une infrastructure permanente – à l'instar des compétences linguistiques ou des qualifications professionnelles.

L'intelligence artificielle accélère le changement

L'utilisation de l'IA générative augmente particulièrement vite. Selon le DigitalBarometer, la proportion d'utilisateurs a augmenté de 50 à 75 % en deux ans. Les applications rédigent des textes, traduisent, expliquent des documents ou créent des images. Elles abaissent des obstacles, mais en créent de nouveaux.

Celui qui adopte des résultats sans vérification peut propager de fausses informations. Celui qui saisit des données confidentielles dans un service public risque des problèmes de protection des données. Et celui qui ne reconnaît pas qu'une image ou une voix a été générée artificiellement est plus facilement manipulable.

La fracture numérique ne sépare donc plus seulement les utilisateurs et les non-utilisateurs. Elle se situe entre les personnes qui utilisent les outils de manière critique et celles qui leur font aveuglément confiance ou les évitent complètement par peur.

L'État a une responsabilité particulière

Les offres administratives numériques peuvent économiser du temps et de l'argent. Elles sont accessibles 24h/24 et réduisent la paperasse. Mais les services étatiques ne sont pas des applications ordinaires. Les citoyens ne peuvent pas simplement renoncer aux déclarations d'impôts, aux autorisations ou aux prestations sociales.

C'est pourquoi un principe d'accessibilité équivalente est nécessaire. Les voies numériques peuvent devenir la norme, mais un soutien analogique ou personnel doit rester accessible. Un numéro de téléphone, un guichet ou une instruction compréhensible n'est pas un pas en arrière, mais fait partie d'une numérisation inclusive.

La conception est tout aussi importante. Un langage clair, peu d'étapes, des interfaces accessibles et des messages d'erreur compréhensibles aident non seulement les personnes âgées. Ils améliorent un service pour tous.

Ce que les entreprises et les écoles peuvent faire

Les employeurs ne devraient pas assimiler la compétence numérique à la possession d'un ordinateur portable. Les formations doivent se concentrer sur des tâches concrètes: partager des données en toute sécurité, vérifier les résultats de l'IA, identifier les tentatives de fraude et demander de l'aide en cas d'incertitude. Les petites entreprises, en particulier, bénéficient de règles simples et de contacts clairs.

Les écoles, quant à elles, doivent renforcer la compétence médiatique et le jugement, en plus de la connaissance de l'utilisation. Les jeunes apprennent rapidement de nouvelles applications, mais ne sont pas automatiquement habitués à évaluer les sources, les intérêts et les limites techniques. Les parents et les enseignants ont également besoin de formation continue s'ils veulent accompagner de manière crédible.

Les bibliothèques, les communes et les associations peuvent offrir des lieux d'apprentissage à faible seuil. Les offres qui résolvent des problèmes réels sont particulièrement efficaces – par exemple, une connexion administrative, un paiement sécurisé ou la reconnaissance d'un message falsifié.

Ce que cela signifie pour le quotidien

Pour Monsieur et Madame Suisse, l'autodéfense numérique devient une compétence de base. Cela inclut des mots de passe uniques ou des passkeys, l'authentification à deux facteurs, des mises à jour régulières et le scepticisme face à la pression temporelle ou aux demandes de paiement. Pour l'IA: utile comme assistante, inadaptée comme dernière instance.

Celui qui a besoin de soutien doit le recevoir sans avoir à en avoir honte. L'incertitude numérique n'est pas un échec personnel. Souvent, les systèmes sont inutilement compliqués ou supposent des connaissances qui n'ont jamais été transmises.

La Suisse est techniquement très bien connectée. Cependant, son intégration numérique sociale ne dépend pas de la couverture réseau. L'essentiel est de savoir si les gens peuvent comprendre un service, le contrôler et, si nécessaire, choisir un autre accès. C'est alors seulement qu'une connexion technique devient une véritable participation.

Sources

État au: 9 septembre 2026.

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