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MeteoSchweiz-Karte der höchsten gemessenen Windböen am 25. Oktober 2026 in Kilometern pro Stunde
Höchste gemessene Windböen am 25. Oktober 2026, keine aktuelle Warnkarte. Grafik und Daten: MeteoSchweiz; unverändert. Wiedergabe mit Quellenangabe gemäss Nutzungsbedingungen von MeteoSchweiz.
Suisse19:30 hJournalPlus RedaktionTemps de lecture: 5 min0 commentaires

«Boelo»: 138 km/h au Säntis ne résument pas la situation en plaine

MétéoSuisse explique les fortes disparités régionales de la tempête de dimanche. À Bâle, des secteurs de la foire ont été fermés par intermittence ; aucun bilan national des dégâts ne figure dans les sources consultées.

La tempête «Boelo» a balayé dimanche 25 octobre 2026 une partie de la Suisse avec des rafales fortes à tempétueuses. La rétrospective publiée lundi par MétéoSuisse mentionne 138 kilomètres par heure au Säntis. Dans les plaines de Suisse alémanique, les pointes se situaient en revanche le plus souvent entre 60 et 80 kilomètres par heure.

Cette différence est déterminante pour l'interprétation. Une mesure prise au sommet ne décrit pas la charge subie par l'ensemble des zones habitées. De même, une fermeture préventive ne prouve pas encore un dégât. Ce qui est confirmé, ce sont des écarts régionaux marqués et des restrictions temporaires à la Foire d'automne de Bâle. Aucun total suisse de dégâts ou d'interventions ne peut être déduit des publications examinées ici.

Pourquoi le vent n'est pas arrivé partout en même temps

«Boelo» est passé au nord de la Suisse : son cœur a traversé samedi la zone au nord de l'Irlande et de l'Écosse, puis a atteint dimanche la côte norvégienne. La Suisse se trouvait dans la zone d'influence de son système frontal. Entre front chaud et front froid, de l'air puissant s'écoulait du sud-ouest au secteur ouest.

Les zones les plus exposées étaient d'abord les montagnes, le pied nord du Jura et les altitudes légèrement élevées. MétéoSuisse cite, pour des sites comme Rünenberg et Lägern, des pointes de rafales de l'ordre de 90 à 110 kilomètres par heure. Mais une mesure prise dans une telle situation ne remplace pas la valeur au fond de la vallée voisine.

Selon l'analyse de l'office fédéral, une stratification de l'air plutôt stable, soutenue par des précipitations intermittentes, a entravé le mélange vers le bas du vent fort d'altitude. Avec le front froid, le vent a atteint par endroits aussi les couches basses. Derrière lui, le temps s'est rapidement calmé. Une matinée calme à un endroit donné ne pouvait donc pas valoir comme fin d'alerte pour toute la journée.

Un foehn inhabituel simultané à un vent d'ouest

Dans les Alpes, une phase de foehn particulière s'est ajoutée. On associe généralement le foehn à un flux d'altitude venant du sud et à des précipitations au sud des Alpes. Dimanche, le flux en altitude était en revanche d'ouest à nord-ouest ; la pluie est aussi tombée sur le versant nord des Alpes.

Il y avait néanmoins, par intermittence, un excédent de pression de près de neuf hectopascals au sud. Il pouvait pousser de l'air froid par-dessus la crête alpine vers le nord. MétéoSuisse qualifie cette configuration de foehn de contre-courant peu profond ou «Güllerföhn». Il a brièvement atteint le lac de Constance. Les rafales les plus fortes mesurées en Suisse provenaient toutefois du champ de la tempête, et non de cette phase de foehn, selon l'office fédéral.

Graphique de MétéoSuisse montrant la pression atmosphérique à Lugano et Zurich ainsi que le vent et l
Pression atmosphérique à Lugano et Zurich, vent et humidité à Göschenen le 25 octobre 2026. Les séries de mesures documentent la phase de foehn, non une moyenne du vent à l'échelle nationale. Graphique et données : MétéoSuisse ; reproduits sans modification, avec mention de la source conformément aux conditions d'utilisation.

Sur le versant nord des Alpes, des cumuls de précipitations d'environ 20 millimètres se sont en outre additionnés, selon MétéoSuisse. Là aussi, cet ordre de grandeur local n'est pas une quantité de pluie à l'échelle suisse.

Ce que Bâle a fermé – et rouvert

Lors de la Foire d'automne, le Petersplatz, la Rosentalanlage et le Baumhain sur le Münsterplatz sont restés fermés dimanche en raison de risques de chute de branches. D'autres secteurs sont restés accessibles. La page officielle de la manifestation a ensuite précisé explicitement : dès 18 heures, les places concernées étaient à nouveau ouvertes.

La mesure ne peut donc être décrite ni comme une fermeture de toute la foire pendant toute la journée, ni comme la preuve que des branches sont effectivement tombées. On prend justement des mesures de précaution avant de savoir si un dommage survient. Un bilan sur le caractère appropriate de cet arbitrage devrait prendre en compte les conditions de vent locales, le patrimoine arboré et les prévisions disponibles au moment de la décision.

Lire séparément valeur de pointe, prévision et dégâts

SRF Meteo avait prévu à l'avance des rafales atteignant localement 150 kilomètres par heure en montagne et de 50 à 80 en plaine. De telles fourchettes de prévision ne s'assimilent pas aux maxima de stations mesurés après coup. Les valeurs de la tempête précédente, «Austen», du vendredi, n'ont pas non plus leur place dans le bilan de dimanche.

S'y ajoute la différence entre une rafale brève et un vent moyenné sur une longue période. L'échelle de Beaufort connue se réfère à des vitesses moyennes du vent. Une valeur de pointe isolée ne permet donc pas d'affirmer de manière générale combien de temps une tempête a sévi à un endroit donné ni quelle y était l'ampleur du risque de dégâts.

Sur les lacs, d'autres signaux s'appliquent. La police cantonale bernoise distingue des feux d'avertissement orange avec environ 40 respectivement 90 éclairs par minute pour le vent fort et la tempête. Ces indications locales sont plus pertinentes pour les personnes sur l'eau qu'un record lointain en altitude.

Pour la prochaine planification, c'est l'état actuel des avertissements qui compte, pas seulement la rétrospective de «Boelo». Les mesures expliquent pourquoi le dimanche s'est déroulé de manière très différente selon les régions. Mais elles ne justifient ni un récit dramatique de dégâts à l'échelle nationale, ni l'affirmation que les restrictions préventives étaient inutiles parce qu'ailleurs le vent était à peine perceptible.

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