
Guy Parmelin démissionne fin 2026: ce qui change au Conseil fédéral
Le président de la Confédération met fin à onze ans de mandat. Le Parlement élira sa succession lors de la session d'hiver; jusqu'à la fin de l'année, Parmelin continue de diriger le DEFR.

Le président de la Confédération Guy Parmelin quittera le Conseil fédéral au 31 décembre 2026. Le politicien vaudois de l'UDC a annoncé sa décision publiquement vendredi. Onze années de mandat prendront ainsi fin au début de 2027. Pour la Suisse ne commence pas seulement la recherche d'une succession: s'ouvre aussi une phase durant laquelle les dossiers en cours du Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche devront être réorganisés.
La démission de Guy Parmelin n'est plus une spéculation, mais une décision confirmée par les autorités. La Confédération indique que l'Assemblée fédérale élira la ou le successeur lors de la session d'hiver à venir. Jusqu'à la fin de l'année, Parmelin reste à la tête du Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche (DEFR).
Un mandat à la tête de deux départements
Parmelin a été élu le 9 décembre 2015 par l'Assemblée fédérale et est entré en fonction en janvier 2016. Il a d'abord dirigé le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports. Depuis janvier 2019, il est à la tête du DEFR. En 2026, il est en outre président de la Confédération – une fonction qui, dans le système gouvernemental suisse, assume avant tout des tâches représentatives et de coordination.
Son parcours politique jusqu'au gouvernement l'a mené du Grand Conseil vaudois au Conseil national, puis au Conseil fédéral. Agriculteur et vigneron de formation, Parmelin est resté une voix marquante, notamment dans la politique agricole et économique. Le DEFR couvre toutefois bien plus large: outre les conditions-cadres de la politique économique, il répond de la formation professionnelle, des hautes écoles et de la recherche ainsi que de l'approvisionnement économique du pays.
Une élection de remplacement, une décision du Parlement
Contrairement à une élection populaire, c'est l'Assemblée fédérale qui tranche en cas de vacance au Conseil fédéral. Le Conseil national et le Conseil des États siègent ensemble et votent au scrutin secret. La session d'hiver désormais annoncée fixe le calendrier politique; ce n'est qu'au moment du scrutin que le Parlement se prononcera sur les candidatures.
L'UDC, parti du siège qui se libère, sera centrale dans la recherche de candidates ou de candidats appropriés. Elle n'a toutefois aucun droit juridique à un nom précis. Est élu quiconque obtient au Parlement la majorité absolue des voix valables. La Chancellerie fédérale et le Parlement communiqueront le déroulement concret de l'élection complémentaire.
Ce qui reste sur la table d'ici la fin de l'année
La démission ne modifie pas immédiatement les compétences. Parmelin dirige le DEFR jusqu'à la fin de l'année. Les affaires en cours – économie, formation, recherche, agriculture et approvisionnement – restent donc d'abord de sa responsabilité. La question de la succession n'est dès lors pas seulement intéressante sur le plan des personnes: elle touche un département très vaste et à forte densité de dossiers.
Une nouvelle conseillère fédérale ou un nouveau conseiller fédéral ne reprend pas automatiquement chaque détail tel quel. Après une élection complémentaire, le collège décide de la répartition des départements. Reste ouvert de savoir si le DEFR reviendra à la nouvelle personne ou si une redistribution interviendra au sein du Conseil fédéral. L'annonce de démission elle-même ne permet aucune conclusion à ce sujet.
Prudence dans la quête des «héritiers»
Les annonces de démission font vite apparaître des listes de candidatures possibles. Ces noms relèvent toutefois, pour l'heure, de la spéculation politique, aussi longtemps que les partis n'ont pas décidé de candidatures et que le Parlement n'a pas élu. Pour juger d'un changement au Conseil fédéral, il faut donc distinguer trois niveaux: la démission confirmée, la recherche de candidats au sein du parti et l'élection, encore ouverte, au sein de l'Assemblée fédérale.
La démission de Guy Parmelin clarifie la date de son départ. Elle ne règle pas pour autant la suite politique: qui gagnera le siège, quel département cette personne dirigera et quelles priorités elle fixera. Jusqu'à la session d'hiver, Parmelin reste président de la Confédération et chef du DEFR. Seule l'élection dira dans quelle mesure son départ modifie réellement la politique économique suisse et le Conseil fédéral.
Sources
Conseil fédéral: annonce de la démission de Guy Parmelin, 2 octobre 2026 Annonce officielle de démission
Conseil fédéral: biographie de Guy Parmelin Biographie officielle
SRF: «Le conseiller fédéral Guy Parmelin démissionne pour la fin 2026» Article de la SRF sur la conférence de presse



