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Aussenansicht des Spitalgebäudes GZO Wetzikon im Zürcher Oberland bei Tageslicht
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Santé15:45 hJournalPlus RedaktionTemps de lecture: 4 min0 commentaires

GZO Spital Wetzikon : l'assainissement entre dans sa phase décisive

L'hôpital poursuit son activité pendant que les créanciers se prononcent sur un concordat. La faillite n'est pas prononcée, mais les délais jusqu'à la fin de l'année mettent toutes les parties sous pression.

Le GZO Spital Wetzikon n'est pas fermé. Il se trouve toutefois dans une procédure de concordat, prolongée jusqu'au 19 décembre 2026. Un sursis concordataire doit donner à une entreprise le temps d'organiser sa situation financière et de négocier une solution avec ses créanciers. Il n'équivaut ni à un assainissement ni à une faillite.

La procédure reste ouverte

Pour le GZO, la prochaine étape se concrétise fin octobre : le 28 octobre, l'assemblée des créanciers se tiendra. Ensuite, les créanciers disposant du droit de vote pourront se prononcer par écrit jusqu'au 7 novembre sur le concordat proposé. Selon le GZO, les créanciers non garantis et non privilégiés devraient récupérer jusqu'à 47,5 pour cent de leurs créances, selon l'évolution des affaires. Savoir si cette offre tient ne dépend pas du seul hôpital, mais de la procédure de vote prescrite par la loi, puis du tribunal du concordat.

L'approbation nécessaire exige un double quorum. Il faut soit plus de la moitié des voix par tête et au moins deux tiers du total des créances, soit au moins un quart des voix par tête et trois quarts du total des créances. Un accord des créanciers constituerait donc une étape importante, mais pas encore une confirmation définitive de l'assainissement.

Le canton refuse une garantie de 50 millions

La situation financière du GZO n'occupe pas seulement les créanciers et la direction de l'hôpital, mais aussi les communes propriétaires et le canton de Zurich. Onze des douze communes actionnaires avaient demandé au Conseil d'État une garantie de 50 millions de francs garantie par gage immobilier. Cet argent devait faciliter l'obtention de capitaux pour achever la nouvelle construction, à condition que le sursis concordataire se termine avec succès.

Le Conseil d'État a rejeté la demande en mars. Il a motivé sa décision en indiquant que les conditions légales d'un soutien financier n'étaient pas remplies. L'exploitation, le financement et la responsabilité économique de l'hôpital figurant sur la liste incombent à la GZO AG et à ses communes propriétaires.

Ce refus ne signifie pas que le canton ignore les conséquences d'une éventuelle cessation d'activité. Selon ses propres indications, la Direction de la santé est en contact avec les hôpitaux figurant sur la liste des environs, la société des médecins de l'Oberland zurichois et l'organisation des services de secours Regio144. Dans une analyse de risque, l'Office de la santé est arrivé à la conclusion que les hôpitaux voisins pourraient compenser en peu de temps les prestations supprimées, y compris les traitements d'urgence.

Il s'agit d'une appréciation des autorités sur la sécurité de l'approvisionnement. Ce n'est pas l'affirmation qu'une fermeture serait sans conséquences pour les patients, le personnel ou la région. Des trajets supplémentaires, de nouvelles responsabilités et des charges pour les autres établissements seraient des questions pratiques évidentes.

Approvisionnement et assainissement : deux questions distinctes

Dans le débat public, la crise financière du GZO et la prise en charge sanitaire régionale sont souvent mises sur le même plan. Elles sont liées, mais pas identiques. Le canton peut redistribuer les mandats de prestations et organiser une prise en charge médicale de base. En revanche, c'est la procédure d'assainissement qui décide si le GZO subsiste en tant qu'entreprise et employeur.

La poursuite de l'exploitation est importante pour la procédure. Selon le GZO, les prestations et livraisons fournies depuis le début du sursis concordataire pour le fonctionnement normal de l'hôpital sont payées. Le sursis permet donc la poursuite de l'exploitation tant que les conditions sont remplies. Il ne garantit toutefois pas que le concordat soit accepté ou confirmé par le tribunal.

L'ordre des étapes reste donc déterminant : d'abord le vote des créanciers, ensuite l'examen judiciaire, et enfin la mise en œuvre d'un concept financièrement viable. Le mandat public de prise en charge et l'assainissement de l'entreprise doivent être appréciés à des niveaux différents, mais étroitement liés. D'ici la fin de l'année, aucun titre simple sur le « sauvetage » ou la « faillite » ne rend compte de la situation.

La question ouverte n'est pas de savoir si l'hôpital est fermé aujourd'hui. Elle est de savoir si le concordat proposé obtient suffisamment d'approbations et s'il en résulte une perspective durablement finançable pour le GZO. Pour la région, il reste donc important de ne pas réduire à une seule affirmation le délai juridique, l'exploitation hospitalière et la planification à long terme de l'approvisionnement.

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