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KI-generiertes Symbolbild eines abstrakten Operationsroboters in einem neutralen Klinikraum; es zeigt keinen realen Eingriff.
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Santé11:30 hJournalPlus RedaktionTemps de lecture: 4 min0 commentaires

La chirurgie robotisée progresse, mais la statistique a ses limites

En 2025, les hôpitaux suisses ont recensé 22’324 interventions stationnaires assistées par robot. Les nouvelles données de l’OFS montrent une croissance et des différences – mais aucun avantage thérapeutique automatique.

La chirurgie robotisée se développe rapidement dans les hôpitaux suisses. L’Office fédéral de la statistique (OFS) recense pour 2025 un total de 22’324 interventions stationnaires assistées par robot. Cela représente 25 pour cent de plus que l’année précédente. Depuis 2021, le nombre est passé de 9’200 à plus de 22’000 cas. La nouvelle statistique fournit ainsi pour la première fois une base plus claire pour un débat qui, jusqu’ici, était souvent marqué par les appareils, les marques et des cas isolés.

La principale limite figure juste à côté : les chiffres d’interventions ne constituent pas un classement de qualité. L’OFS recense les cas stationnaires et n’évalue pas la complexité du traitement dans ses comparaisons. Si l’on observe des séjours plus courts ou des coûts plus élevés, on ne peut pas en déduire que le robot chirurgical en est la seule cause. Les données montrent une diffusion et des différences – pas une supériorité médicale automatique.

Là où les robots sont utilisés le plus fréquemment

Les procédures assistées par robot ne sont pas réparties de manière uniforme entre toutes les disciplines. Les plus grands nombres de cas ont concerné en 2025 les prothèses totales du genou avec 4’475 interventions, les opérations de hernie avec 4’043, les prostatectomies radicales avec 3’327 et les néphrectomies avec 1’304 cas. Pour les ablations de la prostate, 91 pour cent des interventions recensées ont été réalisées avec assistance robotique ; pour les ablations de rein, cette part était de 72 pour cent.

Cela explique pourquoi une simple croissance globale en dit peu sur la prise en charge. Une intervention à forte pénétration technique ne se compare pas à une opération d’orthopédie ou à un traitement de hernie. La sélection des patientes et des patients peut elle aussi différer. La statistique ne saisit pas tous les facteurs qui influencent la gravité d’une maladie, les maladies préexistantes ou le choix d’une méthode donnée.

73 hôpitaux ont annoncé des interventions

Selon l’OFS, 73 hôpitaux ont déclaré des interventions de chirurgie robotisée en 2025. Parmi les établissements de soins centraux, 86 pour cent travaillaient avec de telles méthodes ; parmi les établissements de soins de base, ils étaient 39 pour cent, et 54 pour cent dans les cliniques chirurgicales spécialisées. La technologie n’est donc plus réservée à quelques hôpitaux universitaires. En même temps, elle n’est pas non plus la norme partout.

Pour les patientes et les patients, cela peut compter lorsqu’ils discutent du lieu de traitement. Mais l’élément décisif n’est pas seulement de savoir si un hôpital possède ou utilise un robot. L’expérience de l’équipe, l’adéquation à l’intervention concrète, les alternatives possibles et la manière dont les complications sont prises en charge sont plus importants. Une plateforme robotique est un outil, ni un diagnostic ni une promesse de résultat déterminé.

Coûts et durée de séjour : un tableau contrasté

Les données de l’OFS montrent des schémas variables selon l’opération. Pour les opérations de hernie, les coûts par cas indiqués pour la méthode assistée par robot atteignaient 11’672 francs, contre 8’108 francs sans robot. Pour les prothèses de genou, les coûts étaient en revanche presque identiques. La durée de séjour présente aussi des écarts : pour les prostatectomies, elle était de 4,2 jours avec robot et de 6,8 jours sans.

De telles comparaisons sont intéressantes, mais elles exigent un contexte. Des séjours plus courts peuvent être liés à la méthode, à la sélection des patients, aux processus hospitaliers ou à la complexité du cas. Des coûts plus élevés peuvent refléter l’équipement, la durée de l’opération, le mix de cas ou des effets de facturation. L’OFS met donc lui-même en garde contre toute conclusion causale tirée de ces données.

Une question de répartition reste visible

Le statut d’assurance est également frappant. Les personnes assurées en semi-privé et en privé ont, pour plusieurs interventions, été plus souvent opérées avec assistance robotique. Pour les prostatectomies radicales, leur part atteignait 32 pour cent, contre 24 pour cent sans robot. Là aussi, la statistique seule ne permet pas d’en déduire une raison. Ce constat incite toutefois à exiger de la transparence sur l’attribution des cas, les indications et l’accès.

Le nouveau rapport de l’OFS déplace ainsi le débat au bon endroit. La question décisive n’est pas « robot oui ou non », mais : pour quelles patientes et quels patients, pour quelles interventions, à quels coûts et avec quel bénéfice vérifiable ? La statistique ne répond pas à tout. C’est précisément pour cela qu’elle constitue un point de départ utile pour un débat factuel sur la qualité dans le système de santé suisse.

Ce dont un bon débat a besoin

Pour la prochaine évaluation, des données davantage ajustées au risque seraient particulièrement précieuses : quels cas étaient comparables, comment ont évolué les complications, les réadmissions et les résultats à long terme ? Ces questions ne peuvent pas être tranchées par une seule statistique annuelle. Elles montrent toutefois quelle transparence est nécessaire pour que les patientes et les patients puissent faire un choix éclairé.

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