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Schweizer Einfrankenmünzen aus einer privaten Münzsammlung
Schweizer Einfrankenmünzen als Symbolbild für das Vorsorgesparen. Aufnahme vom 8. Dezember 2022. Foto: Yogabrata Chakraborty (Billjones94) / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.
Finance22:00 hJournalPlus RedaktionTemps de lecture: 5 min0 commentaires

Le taux minimal LPP passe à 2 % – qui en profite

Sur 100 000 francs d'avoir obligatoire, la hausse représente arithmétiquement 750 francs de plus par an. Pour le reste du capital, c'est la caisse de pension qui décide.

Dès janvier 2027, les caisses de pension devront rémunérer l'avoir de vieillesse obligatoire à au moins 2 %. Le Conseil fédéral a relevé le taux le 4 novembre, le portant de 1,25 % à 2 %. Il va ainsi au-delà de la recommandation de la commission LPP, qui proposait 1,75 %.

Pour les assurés, cette décision peut représenter plusieurs centaines de francs d'intérêts supplémentaires par année. Le montant qui arrive sur leur compte dépend toutefois de l'avoir obligatoire et de la rémunération pratiquée par leur caisse. Les personnes qui touchent déjà plus de 2 % ne reçoivent pas automatiquement un supplément du fait de la décision du Conseil fédéral.

750 francs de plus sur 100 000 francs

Pour un avoir de vieillesse obligatoire de 100 000 francs, 1,25 % donnent un intérêt annuel de 1250 francs. À 2 %, il s'élève à 2000 francs, soit une différence de 750 francs. Sur 200 000 francs, l'écart double et atteint 1500 francs.

Ce calcul suppose que l'avoir est rémunéré sans changement pendant une année entière. Les nouveaux versements d'épargne et les entrées ou sorties en cours d'année ne sont pas pris en compte. Le relèvement est de 0,75 point de pourcentage. Dans l'exemple, les revenus d'intérêts augmentent de 60 %, mais le capital épargné, lui, ne bouge pas.

L'argent supplémentaire est crédité sur l'avoir de prévoyance. Il ne s'agit pas d'un versement annuel de 750 francs sur le compte de salaire. Au fil des années, les intérêts crédités peuvent eux aussi produire des intérêts. L'ampleur de cet effet jusqu'à la retraite ne peut pas être calculée à partir du seul taux fixé pour 2027.

Le minimum légal n'est qu'une partie

De nombreuses caisses de pension assurent davantage que les prestations prescrites par la loi. Pour ce capital surobligatoire, chaque caisse fixe elle-même la rémunération. Le nouveau plancher de 2 % ne s'applique donc pas simplement au montant total figurant sur chaque certificat de prévoyance.

La caisse de prévoyance CIEPP explique dans ses informations aux assurés qu'une caisse peut aussi servir un intérêt supérieur au taux minimal légal. Pour la partie surobligatoire, elle aligne son taux sur son évolution financière. Le taux effectif peut donc être plus élevé que la valeur imposée par le Conseil fédéral.

Sur le certificat de prévoyance, il vaut donc la peine de comparer l'avoir de vieillesse total avec la part LPP indiquée. La Pensionskasse Stadt Zürich présente cette part comme un calcul comparatif destiné à démontrer le respect des prestations minimales légales. Elle est déjà comprise dans l'avoir total et ne doit pas être ajoutée une seconde fois.

Colonnes et armoiries cantonales sur la façade du Palais fédéral à Berne
Vue partielle du Palais fédéral à Berne. Photo d'archive du 25 juin 2015. Photo : Zinneke / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0. L'image ne montre pas la séance actuelle du Conseil fédéral.

Des réserves solides, des intérêts divergents

Le Conseil fédéral justifie la hausse par la situation financière solide des institutions de prévoyance. Selon les estimations de l'Office fédéral des assurances sociales, elles ont réalisé en 2025 un rendement moyen de 6,1 % et, en 2026 jusqu'à fin août, de 5,4 %. Le taux de couverture moyen estimé des institutions sans garantie de l'État s'établissait à 122,5 % fin août.

Les actifs disponibles dépassent donc en moyenne les moyens nécessaires pour couvrir les engagements. Cette moyenne ne dit toutefois rien de la marge de manœuvre d'une caisse en particulier. Par cette rémunération plus élevée, le Conseil fédéral veut aussi compenser le renchérissement accumulé depuis 2022.

L'Union syndicale suisse et Travail.Suisse saluent la décision, rapporte la SRF. L'Association suisse d'assurances estime en revanche qu'un taux de 1 % serait approprié. Elle argue que le taux minimal doit être garanti à l'avance, alors que les résultats de placement ne sont connus qu'après coup. Les caisses auraient en outre besoin de rendements pour les provisions, les réserves et les engagements de rentes en cours. L'association faîtière représente les assureurs privés, dont des fournisseurs de solutions d'assurance complète.

La prévision de rente reste une projection

Le taux minimal rémunère le capital pendant la phase d'épargne. Le taux de conversion a une autre fonction : il détermine, au moment de la retraite, la rente annuelle qui découle du capital disponible. Le nouveau taux n'entraîne donc ni une hausse de rente de 0,75 point de pourcentage, ni une adaptation automatique des rentes de vieillesse déjà en cours.

La rente projetée sur le certificat de prévoyance n'est pas non plus une promesse contraignante. Elle repose sur des hypothèses concernant les cotisations et les intérêts futurs ; la PKZH précise explicitement qu'aucun droit aux prestations n'en découle. Pour comprendre l'effet de la décision sur leur propre avoir, les assurés ont besoin de deux indications de leur caisse pour 2027 : la part LPP obligatoire et le taux d'intérêt effectivement crédité.

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