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Schweizer Einfrankenmünzen aus einer privaten Sammlung
Einfrankenmünzen als Symbolbild für Vermögen. Aufnahme vom 8. Dezember 2022. Foto: Yogabrata Chakraborty (Billjones94) / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.
Finance22:00 hJournalPlus RedaktionTemps de lecture: 5 min0 commentaires

Le centile supérieur détient 45,9 % du patrimoine imposable

La part est restée pratiquement inchangée en 2023. Les tableaux originaux montrent aussi que plus de la moitié des contribuables imposables de manière illimitée se situaient à 50 000 francs au maximum.

Le centile supérieur détenait au total 45,9 % des patrimoines imposables en Suisse en 2023. C'est ce qui ressort du communiqué de l'Administration fédérale des contributions publié le 5 novembre 2026. La part est ainsi restée pratiquement au niveau des deux années précédentes. La nouvelle publication décrit une forte concentration, mais pas un nouveau bond au sommet.

La fortune nette imposable moyenne s'élevait à environ 459 000 francs. Corrigée des prix, elle était un peu plus élevée qu'en 2022, mais reste inférieure à 2021. Les chiffres se rapportent à l'année fiscale 2023. Ils ne reflètent ni l'état actuel des comptes ni l'évolution du patrimoine depuis lors.

La moyenne se situe bien au-dessus de nombreux cas fiscaux

Le tableau original montre à quel point la valeur moyenne en dit peu sur un cas fiscal typique. Parmi les contribuables imposables de manière illimitée, environ 21,7 % relevaient de la classe de fortune zéro et 30,8 % supplémentaires de montants allant jusqu'à 50 000 francs. Ensemble, cela représentait 52,6 %, soit plus de la moitié. Les pourcentages sont arrondis.

Pour le même groupe, le tableau indique environ 2,406 billions de francs de fortune nette et 5,238 millions de contribuables. Si l'on divise les deux valeurs non arrondies, on obtient les quelque 459 000 francs mentionnés par l'AFC. Une moyenne élevée peut donc coexister avec un très grand nombre de patrimoines nettement plus petits : les gros avoirs la tirent vers le haut.

Ces classes ne permettent pas de déterminer une médiane exacte. Celle-ci désigne la valeur en dessous et au-dessus de laquelle se situe chaque fois la moitié des observations. La moyenne de 459 000 francs ne constitue donc pas une référence adéquate pour affirmer que la moitié des contribuables possède au moins autant.

Les avoirs de prévoyance manquent, les immeubles figurent à leur valeur fiscale

La statistique recense la fortune nette taxée au 31 décembre 2023 : les actifs moins les dettes, avant la prise en compte des déductions sociales. Les contribuables sans fortune nette sont comptés. Si les dettes dépassent les actifs, le cas entre dans le calcul avec zéro. La classe zéro ne distingue donc pas une fortune équilibrée d'un surendettement.

Les avoirs de la caisse de pension et les droits non encore échus du pilier 3a ne font pas partie du patrimoine saisi. Le mobilier domestique manque également. Quiconque compare son propre état de fortune, y compris la prévoyance vieillesse, avec le tableau oppose donc des grandeurs différentes.

Les terrains et les immeubles sont saisis à leur valeur fiscale cantonale. Celle-ci n'équivaut pas à un prix de vente réalisable. L'AFC ne corrige pas les différences d'évaluation cantonales pour cette statistique. La part de 45,9 % décrit donc la répartition du patrimoine saisi fiscalement, et non un bilan complet de tous les actifs privés aux prix du marché.

Colonnes et armoiries cantonales sur la façade du Palais fédéral à Berne
Vue partielle du Palais fédéral à Berne, photo d'archive du 25 juin 2015. Photo : Zinneke / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0.

Domicile et immeuble peuvent générer deux entrées

Les cantons transmettent à l'AFC des données de registre agrégées par classes de fortune. Pour les contribuables imposables de manière illimitée, la fortune imposée dans le canton de domicile est saisie. Celui qui possède ailleurs un immeuble ou un établissement stable peut y être en plus imposable de manière limitée. Les personnes domiciliées à l'étranger apparaissent aussi avec les parts de fortune imposées dans le canton concerné.

Une addition de toutes les entrées sur l'ensemble des cantons ne compte donc pas forcément chaque personne une seule fois. La fortune est répartie entre les cantons compétents, alors que la même personne imposable peut apparaître plusieurs fois. Pour la moyenne et la répartition, le numérateur et le groupe de comparaison doivent concorder.

L'AFC signale depuis 2021 des évolutions opposées à Bâle-Ville et à Genève : dans le premier canton, la concentration a diminué, dans le second, elle a augmenté. Pour la plupart des cantons, elle a peu changé. Ces chiffres de stock ne prouvent pas à eux seuls pourquoi une part se déplace. Il faudrait pour cela des indications supplémentaires, par exemple sur les transferts de patrimoine, les arrivées et les départs ou les évaluations.

Patrimoine et impôt fédéral : deux jeux de données distincts

En parallèle, l'AFC publie des résultats sur l'impôt fédéral direct des personnes physiques et morales pour 2023. Ceux-ci portent sur les revenus, respectivement les bénéfices des entreprises. La statistique de la fortune repose en revanche sur des données fiscales cantonales. Une part de fortune de 45,9 % n'est donc ni une part de revenu ni la part d'un groupe aux recettes de l'impôt fédéral.

Pour les petits décalages annuels, l'AFC met en outre en garde contre la précision limitée des données agrégées. Son étude publiée en mars 2026 montre que de tels changements ne peuvent pas être détectés de manière fiable avec le coefficient de Gini. Un seul indicateur légèrement modifié ne suffit donc pas pour proclamer un nouveau retournement de tendance.

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