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Schweizer Einfrankenmünzen auf einer Stoffunterlage
Frankenmünzen als Symbol für Gesundheitsausgaben. Archivaufnahme von 2022. Yogabrata Chakraborty (Billjones94) / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.
Santé13:00 hJournalPlus RedaktionTemps de lecture: 4 min0 commentaires

Les factures hospitalières tardives pèsent sur les coûts

L'OFSP annonce des coûts inférieurs de 1,2 % par personne assurée. Derrière ce recul se cachent surtout des retards de facturation liés au changement de tarif – et non un allègement démontré.

Les coûts de l'assurance de base ont baissé dans le dernier décompte. Cela ne suffit toutefois pas à donner le feu vert en matière de dépenses de santé : l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) explique le recul avant tout par des factures transmises tardivement. Les traitements ambulatoires en hôpital sont particulièrement concernés, leur facturation étant passée à un nouveau système tarifaire depuis le début de 2026.

Dans le monitoring publié le 6 novembre, l'OFSP indique une moyenne de 4846 francs par personne assurée pour les douze derniers mois. Par rapport à la période correspondante de l'année précédente, cela représente 60 francs ou 1,2 % de moins. La donnée relative au troisième trimestre 2026 désigne donc une comparaison annuelle glissante – et non les seules dépenses de juillet à septembre.

Les prestations hospitalières ambulatoires affichent 176 francs de moins par tête

La plus grande lacune concerne les traitements hospitaliers ambulatoires. La statistique y indique 799 francs par personne, soit 176 francs de moins qu'un an auparavant. Cela correspond à une baisse de 18 %. Selon l'OFSP, ce groupe est particulièrement touché par les retards de facturation.

Ce déficit dépasse la baisse de l'ensemble des coûts par tête. D'autres groupes de prestations en compensent donc une part considérable. Les prestations ambulatoires en cabinet médical ont ainsi augmenté de 75 francs, soit 7,2 %. Avec 1127 francs, elles constituent le plus grand des blocs de coûts cités séparément par l'OFSP.

Les médicaments délivrés en pharmacie ou en cabinet médical représentent 909 francs, soit un franc de plus qu'auparavant. Les traitements hospitaliers stationnaires sont comptabilisés à 899 francs, six francs de plus. Ces chiffres décrivent chaque fois les dépenses annuelles moyennes par personne assurée, et non le prix d'un séjour ou d'une ordonnance.

Chez Spitex, le bloc de coûts le plus petit progresse plus vite

C'est pour les prestations des organisations Spitex que l'OFSP signale la hausse la plus forte en pourcentage : 14,4 %. En francs, cela correspond à une augmentation de 24 francs par personne. Les coûts facturés pour la psychothérapie dispensée par des psychologues ont augmenté de 9,5 %, soit huit francs.

La comparaison montre pourquoi pourcentages et montants en francs doivent être lus ensemble. La hausse relative plus forte chez Spitex contribue moins à l'augmentation absolue que les 75 francs supplémentaires des cabinets médicaux. Un classement fondé uniquement sur les taux de croissance fausserait les poids.

S'y ajoute un changement de regroupement : la psychothérapie psychologique est désormais présentée séparément. Dans le groupe « Autres prestations », les coûts baissent donc de onze francs, soit 6,1 %. Ce recul ne peut pas être interprété sans autre comme un renoncement à des traitements.

Stéthoscope devant un ordinateur portable, des mains sur le clavier
Image d'illustration : un stéthoscope et un ordinateur portable, photographiés en 2014. Elle ne montre pas le traitement actuel des factures. Daniel Sone / National Cancer Institute, domaine public (œuvre du gouvernement américain).

Le changement de tarif modifie le moment de l'enregistrement

Depuis le 1er janvier 2026, TARDOC et les forfaits ambulatoires remplacent l'ancien tarif TARMED. TARDOC rémunère des actes médicaux individuels. Les forfaits regroupent les prestations d'un traitement défini. La structure applicable dépend du traitement concerné ; les deux ne peuvent pas être combinés au sein d'un même traitement ambulatoire. L'OFSP et l'assureur CSS l'expliquent de manière concordante.

Le monitoring des coûts saisit les factures selon l'année de facturation. Un traitement déjà effectué dont la facture n'a pas encore été traitée n'apparaît donc pas au même moment que la prestation médicale. L'analyse reflète le flux de facturation ; pour dresser un bilan des soins réellement fournis, il faut tenir compte de ce retard.

La notion de coûts bruts est également importante : la participation des assurés aux coûts y est encore comprise. L'Observatoire valaisan de la santé le rappelle notamment dans son explication de la même base de données. Les 4846 francs ne sont ni la prime annuelle moyenne ni exclusivement le montant que les assureurs supportent après déduction de la franchise et de la quote-part.

L'effet de rattrapage s'étend à l'année suivante

L'OFSP s'attend à ce que l'évolution réelle des coûts soit nettement plus élevée que ce qui est actuellement indiqué. Si des factures mises en attente sont traitées plus tard, cela influencera aussi le taux de croissance 2027. Le communiqué ne chiffre pas de hausse corrigée de tous les retards.

Le recul actuel ne permet donc pas non plus d'en déduire un allègement des primes. Le fait que le changement de tarif rende les soins plus économiques ne se décidera pas avec l'arrivée tardive de factures. Le prochain bilan significatif nécessitera les décomptes rattrapés – et pas seulement l'état intermédiaire actuel.

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