Prix à la consommation à l'automne 2026 : ce qui pousse l'IPC
Le panier tranche : loyers, électricité et biens importés – et la question ouverte de savoir où la mesure de l'OFS, la prévision du SECO et l'appréciation de la BNS divergent.

L'indice des prix à la consommation (IPC) de l'Office fédéral de la statistique (OFS) est la grandeur de référence lorsque l'on parle de renchérissement en Suisse. Il reflète l'évolution des prix d'un panier fixe et paraît chaque mois. Les chiffres de septembre sortent traditionnellement début octobre. La date de publication, le renchérissement annuel et la variation mensuelle doivent être tirés du communiqué de presse et du calendrier de publication de l'OFS. Pour cette ébauche, aucune valeur vérifiée n'est disponible ; elle n'en cite donc aucune – un chiffre estimé serait pire qu'une lacune assumée.
Le panier fixe le poids
Pour comprendre ce qui alimente le renchérissement, il faut regarder derrière le gros titre. L'IPC ne connaît pas un taux d'inflation unique, mais un schéma de pondération : chaque groupe de biens contribue au résultat global à hauteur de sa part dans les dépenses des ménages. Les pondérations et l'année de base du panier sont révisées périodiquement. Sans la documentation méthodologique actuelle, il est donc impossible de chiffrer combien de dixièmes de point de pourcentage une position isolée apporte au résultat mensuel ou annuel. Cela vaut aussi pour les deux positions les plus souvent citées dans le débat public : les loyers et l'électricité.
Les loyers passent pour l'une des positions les plus lourdes du panier. Selon la méthodologie de l'OFS, ils ne sont pas dérivés des nouveaux contrats, mais du parc locatif existant. Cette construction a des conséquences : elle atténue les à-coups et reproduit les mouvements du marché avec un décalage. L'ampleur réelle de la contribution des loyers durant le mois sous revue ne figure que dans les données détaillées de l'OFS. La date et la valeur de la dernière publication du taux d'intérêt de référence doivent elles aussi être vérifiées séparément ; le taux d'intérêt de référence est la grandeur qui sert de repère aux adaptations des baux existants.
Les tarifs d'électricité naissent en dehors de l'OFS

Contrairement aux loyers, le relevé des prix de l'électricité n'incombe pas à l'OFS. Les données tarifaires sont collectées et communiquées conjointement par l'Office fédéral de l'énergie (OFEN) et la Commission fédérale de l'électricité (ElCom). Savoir si les tarifs augmenteront, baisseront ou resteront inchangés au 1er janvier 2027 ne peut être établi que par ces sources primaires – ni par des articles de presse, ni par des estimations. Dans le panier, le prix de l'électricité ne se répercute en outre qu'avec le poids que lui attribue la méthodologie en vigueur ; ce poids aussi doit être vérifié avant d'affirmer une contribution à l'indice global.
Les biens importés sont la troisième grandeur qui fait bouger l'indice. Leur contribution dépend des taux de change, des prix mondiaux et des chaînes d'approvisionnement, et suit donc une autre logique que les loyers et les tarifs d'électricité. Savoir si ces positions ont eu un effet moteur ou modérateur durant le mois sous revue ne se lit que dans les séries détaillées de l'OFS, ventilées par origine. Présumer une direction à l'avance serait une hypothèse, pas une mesure. C'est précisément là que l'analyse solide se distingue du récit plausible.
Séparer strictement mesure et prévision
L'OFS publie le renchérissement passé. Le SECO et la BNS travaillent avec des prévisions, donc avec des hypothèses sur l'avenir. Comparer les deux grandeurs n'est admissible que si la période de mesure, l'horizon de prévision et la délimitation sont explicités. Les valeurs de prévision concrètes pour la période sous revue et la définition de la période de comparaison doivent être reprises des communiqués du SECO et de la BNS ; elles manquent dans le matériel disponible. La critique méthodologique de l'IPC, notamment sur la saisie des loyers et des coûts de la santé, n'est pas davantage vérifiée : sans auteurs nommés, arguments compréhensibles et positions contraires éventuelles, elle reste une affirmation et n'a pas sa place dans un article factuel.
La prochaine étape vérifiable est donc peu spectaculaire : le communiqué original de l'OFS sur les chiffres de septembre, puis les publications tarifaires de l'OFEN et de l'ElCom, et enfin les commentaires de prévision du SECO et de la BNS. C'est seulement sur cette base que l'on pourra dire quelles positions ont fait bouger l'indice et où mesure et prévision divergent. Qui a besoin d'un chiffre d'ici là doit le consulter dans ces sources – pas dans une synthèse qui ne peut pas le documenter.
Sources
- OFS – Indice des prix à la consommation (source secondaire)
- OFS – Prix (portail statistique) (source secondaire)
- OFEN – Office fédéral de l'énergie (source secondaire)
- SECO – Communiqués de presse (source secondaire)
- BNS – Communiqués de presse (source secondaire)


