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Laborfachperson untersucht Atemwegsproben vor einer Schweizer Herbst- und Winterlandschaft.
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Santé09:45 hJournalPlus RedaktionTemps de lecture: 4 min0 commentaires

Virus respiratoires 2025/26 : une saison, plusieurs schémas

Le rapport de l'OFSP sur la saison 2025/26 montre des évolutions temporelles distinctes pour la grippe, le Covid-19 et le VRS. Pour la prévention et la prise en charge, cette différence est déterminante.

La saison des virus respiratoires 2025/26 ne se laisse pas résumer par une seule courbe. Le rapport annuel de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) décrit une vague de grippe qui a commencé dès novembre et a atteint son pic autour du passage à la nouvelle année. Le SARS-CoV-2 et le virus respiratoire syncytial (VRS) ont en revanche suivi leurs propres schémas temporels. Qui regroupe ces trois agents pathogènes sous le terme unique de «saison des rhumes» manque donc l'essentiel : pour les cabinets médicaux, les hôpitaux et les institutions de soins, les pics de charge ne surviennent pas forcément en même temps.

Trois agents pathogènes, trois évolutions

Selon le rapport de l'OFSP, le SARS-CoV-2 a surtout été actif en automne, tandis que le VRS a atteint son pic plus tard dans l'hiver. La grippe peut provoquer des formes graves, en particulier chez les personnes âgées, les femmes enceintes, les personnes atteintes de maladies chroniques et les jeunes enfants. Le VRS est particulièrement important pour les nourrissons, ainsi que pour les personnes âgées et celles qui souffrent de maladies préexistantes. Le Covid-19, lui, reste sous surveillance toute l'année, même si son activité varie au fil des saisons.

KI-generierte Analyse-Grafik mit drei zeitlich versetzten Viruswellen über einer Schweizer Winterlandschaft.
Influenza, Covid-19 und RSV erreichen ihre saisonalen Höhepunkte nicht zwingend gleichzeitig. · JournalPlus / KI-generiertes Symbolbild

Ce décalage temporel a des conséquences pratiques. La planification du personnel, les capacités de test et les mesures de protection doivent rester flexibles. Une courbe de grippe qui recule ne signifie pas automatiquement que toute la charge respiratoire est passée. À l'inverse, un nombre élevé de résultats de laboratoire positifs ne permet pas de déduire directement combien de personnes ont été malades dans l'ensemble de la population.

Ce que les données mesurent réellement

L'OFSP combine plusieurs systèmes de surveillance. Il s'agit notamment des résultats de laboratoire, des déclarations issues des soins médicaux de base et d'autres indicateurs épidémiologiques. Ces systèmes éclairent la même situation sous différents angles : les données de laboratoire montrent quels agents pathogènes sont détectés dans les échantillons analysés ; les données de consultation reflètent combien de personnes recourent à une aide médicale pour des symptômes typiques.

Aucune de ces séries ne constitue un décompte complet de toutes les infections. Le comportement en matière de tests, les visites chez le médecin et la pratique de déclaration influencent les valeurs mesurées. Les formes bénignes en particulier restent souvent invisibles. L'utilité de la surveillance réside donc moins dans un total censément exact que dans la détection de tendances, de points de bascule et de décalages inhabituels.

Une vague de grippe précoce n'est pas encore une analyse des causes

Le fait que la grippe ait commencé tôt est un constat solide du rapport. On ne peut toutefois pas en déduire, à lui seul, pourquoi elle a circulé plus tôt que prévu. La météo, les déplacements, l'immunité existante, les variants du virus et le comportement de la population peuvent interagir. Désigner un facteur unique comme cause va au-delà de ce que disent les données.

Le moment n'en reste pas moins important pour la prévention. Les campagnes de vaccination et l'information des groupes à risque doivent atteindre les personnes concernées avant que la transmission n'augmente fortement. Une vague précoce raccourcit cette fenêtre. En même temps, les décisions individuelles – par exemple sur la vaccination ou sur la protection de proches particulièrement vulnérables – devraient se fonder sur un avis médical et sur les recommandations actuelles de l'OFSP, et non sur la seule courbe rétrospective de la saison.

Ce que cela signifie pour la Suisse

La Suisse dispose d'un système de santé dense, mais pas de réserves illimitées. Lorsque différents agents pathogènes entraînent successivement des chiffres élevés de consultations et d'hospitalisations, la sollicitation peut s'étendre sur plusieurs mois. C'est précisément dans les soins de base et dans les institutions de soins de longue durée qu'une appréciation continue de la situation importe plus que la recherche de l'unique «pic» de la saison.

La distinction est aussi utile pour les particuliers. Des symptômes similaires ne permettent généralement pas un autodiagnostic fiable. En cas de troubles importants, de détresse respiratoire ou de risque personnel accru, un avis médical s'impose. Au quotidien, des mesures bien connues restent judicieuses : rester chez soi en cas de maladie, aérer régulièrement les pièces intérieures, veiller à l'hygiène des mains et redoubler de prudence lors de contacts étroits avec des personnes particulièrement vulnérables.

Le principal enseignement du rapport de l'OFSP n'est donc pas un classement des virus. Il est qu'une saison peut se composer de plusieurs épidémies décalées dans le temps. Une bonne préparation ne commence donc pas par un pronostic général, mais par la capacité à interpréter en continu les nouvelles données et à adapter les mesures à l'évolution réelle.

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