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Spitalrechnung, Taschenrechner und Vertragsunterlagen liegen in einem privaten Schweizer Spitalzimmer.
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Finance07:45 hJournalPlus RedaktionTemps de lecture: 5 min0 commentaires

FINMA et cartel: qui fixe le prix des prestations hospitalières?

Hannes Germann veut renverser le modèle des prestations supplémentaires. Le Conseil fédéral défend des factures transparentes – et conteste une surveillance directe des prix sur les hôpitaux.

L'expression est tranchante, la situation juridique l'est beaucoup moins: le conseiller aux États UDC Hannes Germann qualifie le modèle des assurances hospitalières complémentaires de «cartel illicite». Avec sa motion 26.3749, il demande l'abrogation des exigences mises en œuvre par étapes depuis 2020. Le 23 septembre, le Conseil des États ne s'est pas prononcé sur le fond: il a renvoyé l'objet à la commission compétente pour examen préalable.

Pour l'instant, cela n'ouvre donc que la polémique politique. Ni la Commission de la concurrence ni un tribunal n'a qualifié ce modèle de branche de cartel illicite. En l'espèce, la notion de cartel relève de l'accusation formulée par M. Germann – et non d'un constat juridiquement établi.

Pourquoi la FINMA est intervenue

Le point de départ: des contrôles de l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers. En 2020, elle a constaté que les factures de séjours hospitaliers en division semi-privée et privée ne permettaient souvent pas de distinguer quelle prestation avait été fournie en plus de l'assurance obligatoire des soins. Certaines indemnités apparaissaient injustifiées, en partie trop élevées.

Cinq ans plus tard, la FINMA relevait encore des lacunes. Elle a fait état de prestations médicales facturées en partie à la fois par l'assurance de base et par l'assurance complémentaire. Dans un cas isolé particulièrement frappant, un assureur avait calculé pour des prestations hôtelières en division semi-privée une valeur de référence interne de 191 francs par nuit, avant de convenir avec l'hôpital d'un montant de 855 francs. Cet exemple ne prouve aucune moyenne à l'échelle de la branche, mais il montre pourquoi la surveillance exige des justifications compréhensibles.

Deux marchés, deux autorités de surveillance

L'assurance de base suit la loi sur l'assurance-maladie et dépend de l'Office fédéral de la santé publique. Les assurances hospitalières complémentaires reposent en revanche sur des contrats de droit privé selon la loi sur le contrat d'assurance; les assureurs sont soumis à la FINMA.

C'est précisément là que passe la frontière contestée. Le Conseil fédéral rappelle que la FINMA ne peut pas surveiller directement les hôpitaux et les médecins, ni leur imposer des tarifs. Elle peut en revanche exiger d'assureurs surveillés, au cas par cas, des modifications des tarifs de primes ou des conditions contractuelles. Une gestion d'entreprise conforme inclut aussi le contrôle effectif des factures des fournisseurs de prestations.

Des règles communes, des prix négociés individuellement

En réponse aux critiques de la FINMA, l'Association suisse d'assurances a élaboré onze principes pour les «prestations supplémentaires LCA». Ils doivent définir comment les prestations allant au-delà de l'assurance de base sont décrites, évaluées et facturées. Selon l'association, en avril 2026, 94,1 pour cent des contrats respectaient ces exigences. Ce chiffre provient de la propre mesure de projet de l'ASA.

L'association conteste qu'un tarif commun en soit résulté. Les contrats et les prix continueraient d'être négociés séparément par chaque assureur avec les hôpitaux et les médecins; les autorités de la concurrence auraient été informées des travaux. Or, une information des autorités n'équivaut pas à un acquittement formel au regard du droit des cartels.

Zwei getrennte Stapel anonymer Spitalrechnungen stehen mit Waage und Taschenrechner auf einem Verhandlungstisch.
Das Mehrleistungsprinzip soll Leistungen der Grund- und Zusatzversicherung trennen; der Streit betrifft die Grenzen der Aufsicht. · JournalPlus / KI-generiertes Symbolbild

Même les assureurs posent une limite

La position nuancée de l'ASA est remarquable. Elle rejette la motion de M. Germann, car une suppression du principe des prestations supplémentaires mettrait en danger la transparence obtenue. En même temps, elle avertit que la surveillance des abus ne doit pas devenir une surveillance générale des prix. La FINMA ne devrait pas remplacer des tarifs négociés au seul motif qu'ils paraissent élevés.

Le cœur du conflit apparaît ainsi clairement: des règles de transparence peuvent empêcher des doubles rémunérations sans fixer de prix unique. Mais dès que la surveillance évalue le caractère économiquement approprié au moyen de ses propres modèles de référence et conteste des écarts importants, elle influe indirectement sur les négociations. Savoir si cela est couvert par le mandat légal dans un cas donné peut, en dernière instance, faire l'objet d'un contrôle judiciaire.

Ce que l'arrêt du Tribunal fédéral dit réellement

M. Germann s'appuie notamment sur l'arrêt de principe ATF 135 V 443. Le Tribunal fédéral y a précisé comment, pour les assurés traités en division privée ou semi-privée, les prestations obligatoires de l'assurance de base doivent être distinguées du tarif convenu de manière privée. Cet arrêt confirme la marge existante pour des tarifs de droit privé. Il ne juge toutefois ni le cadre de branche développé plus tard, ni ne constate une infraction au droit des cartels.

La référence à cet arrêt ne répond donc pas à toute la question d'aujourd'hui. Il s'agit plutôt de savoir si la FINMA exige uniquement des prestations supplémentaires contrôlables ou si elle impose de fait un niveau de prix pour lequel elle ne dispose pas de la compétence directe.

Pour les assurés, l'enjeu dépasse le litige juridique

M. Germann avertit que des rendements plus faibles dans le domaine complémentaire pourraient déplacer des coûts vers l'assurance de base et affaiblir les hôpitaux. Sa motion ne cite aucune analyse d'impact solide à l'appui. La FINMA souligne à l'inverse que les prix et les primes de nombreux produits complémentaires hospitaliers ont stagné ou baissé depuis 2020. Là non plus, il n'en découle pas de preuve causale univoque.

Pour les assurés en complémentaire, l'essentiel est de savoir quelle prestation supplémentaire leur police promet réellement et quels coûts en découlent. Selon la FINMA, la couverture contractuelle subsiste même lorsqu'il n'existe temporairement aucun contrat entre l'assureur et l'hôpital. Avant un traitement prévu, les assurés devraient néanmoins vérifier la garantie de prise en charge des coûts et le libre choix de l'hôpital ou du médecin.

La commission doit désormais séparer proprement le conflit: quelles normes minimales communes créent de la transparence, où commencent des pratiques de marché concertées et à partir de quand la surveillance devient-elle pilotage des prix? Seul cet examen pourra montrer si l'accusation de cartel de M. Germann est davantage qu'un slogan politique.

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