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Eheringe, Taschenrechner und Unterlagen als Symbolbild für die Ehepaarbesteuerung
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Politique21:45 hJournalPlus RedaktionTemps de lecture: 5 min0 commentaires

Couples mariés : ce qui sera vraiment tranché le 29 novembre

Le texte exige une imposition commune à l'impôt fédéral direct, sans désavantage pour les couples mariés. L'imposition individuelle prévue pour 2032 ne serait pas automatiquement abolie pour autant.

Le 29 novembre, le corps électoral suisse se prononcera sur l'initiative populaire «Oui à des impôts fédéraux équitables aussi pour les couples mariés – supprimer enfin la discrimination du mariage !». Le titre évoque un vieux conflit autour de la prétendue pénalisation du mariage. La situation de départ est pourtant nouvelle : en mars, le peuple a déjà accepté la loi fédérale sur l'imposition individuelle. Celle-ci doit entrer en vigueur au plus tard en 2032.

Pour comprendre l'objet de novembre, il faut donc distinguer deux questions. La première : comment les couples mariés doivent-ils être traités à l'impôt fédéral direct ? La deuxième : qu'advient-il du changement de système déjà décidé vers l'imposition individuelle ? La votation répond directement à la première question, mais pas définitivement à la seconde.

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Symbolbild: Ehepaarbesteuerung betrifft Systemfragen und Haushaltsbudgets. · KI-generiertes Symbolbild · JournalPlus

Ce que l'initiative inscrirait dans la Constitution

Le texte de l'initiative est clair sur le principe et ouvert sur sa mise en œuvre. Le revenu d'un couple marié devrait être additionné. En même temps, la loi devrait garantir que les couples mariés ne soient pas désavantagés par rapport aux autres contribuables. Le projet porte sur l'impôt fédéral direct.

Il ne prescrit en revanche aucun nouveau barème complet. Il ne fixe pas non plus quel ménage bénéficierait de quel allègement en francs. La mise en œuvre concrète incomberait au législateur. Si, trois ans après une acceptation, aucune disposition d'exécution n'était en vigueur, le texte de l'initiative prévoit une ordonnance du Conseil fédéral. Celle-ci devrait prévoir, outre le calcul commun, un calcul alternatif avec barème et déductions pour les personnes non mariées ; c'est le montant le plus bas qui serait dû.

Cela paraît technique, mais c'est central. L'initiative ne garantit pas simplement une baisse d'impôt forfaitaire pour tous les couples mariés. Son effet dépend de la législation ultérieure – et, pour certains ménages, notamment de la répartition des revenus, des enfants et des déductions. Il s'agit en outre de l'impôt fédéral direct, et non automatiquement de chaque facture fiscale cantonale ou communale.

L'imposition individuelle est déjà décidée

Le 8 mars 2026, la loi fédérale sur l'imposition individuelle a été acceptée par 54,23 % de oui. Ce modèle impose les personnes individuellement, indépendamment de leur état civil. En août, le Conseil fédéral a décidé de mettre la loi en vigueur au plus tard en 2032. Les cantons disposent ainsi du temps nécessaire pour adapter leurs lois et leurs procédures techniques.

Cette réforme poursuit elle aussi l'objectif d'éliminer les désavantages subis par les couples mariés, mais elle agit au niveau du système : la base n'est pas le revenu commun du couple, mais les revenus individuels. L'initiative de novembre choisit le point de départ constitutionnel inverse. Elle veut maintenir l'addition des revenus et exclure tout désavantage à l'intérieur de ce système.

Il ne s'agit donc pas simplement du montant d'une déduction. Il s'agit de savoir si l'imposition des couples mariés doit être organisée comme un système commun ou comme un système individuel. Les deux approches peuvent modifier les écarts de charge, mais elles le font de manière différente.

Un oui ne serait pas une révocation automatique

Le Conseil fédéral le souligne : même si l'initiative est acceptée le 29 novembre, la loi fédérale sur l'imposition individuelle reste en vigueur. Un oui à l'initiative ne mettrait donc pas automatiquement la loi hors jeu. Pour modifier l'obligation faite aux cantons d'appliquer l'imposition individuelle, il faudrait au contraire une modification adoptée par le Parlement.

Cela est plus important pour le débat qu'il n'y paraît. Un seul dimanche de votation ne règle pas par avance toutes les conséquences juridiques et pratiques. La manière dont un principe constitutionnel accepté et la loi existante seraient ensuite harmonisés relèverait de la législation. Les affirmations selon lesquelles le projet déciderait déjà définitivement de chaque future facture fiscale sont donc trop courtes.

L'ampleur financière montre pourquoi les détails comptent. Dans son message, le Conseil fédéral estime, pour un calcul fiscal alternatif – selon la structure du barème et sur la base de données extrapolées – un manque à gagner d'environ 700 millions à 1,4 milliard de francs par an pour l'impôt fédéral direct. Cette fourchette n'est pas une prévision d'un résultat définitif, mais elle souligne l'importance de la mise en œuvre ultérieure.

Ce que les couples mariés devraient savoir avant la votation

Pour Monsieur et Madame Tout-le-monde, la question n'est donc pas : « Est-ce qu'un oui me garantit moins d'impôts ? » Une réponse sérieuse est impossible sans la mise en œuvre concrète ultérieure et sans la situation personnelle. Entrent en jeu la répartition des revenus, les enfants, les déductions, le lieu de domicile et la distinction entre impôt fédéral direct et impôts cantonaux.

Le Conseil fédéral et le Parlement recommandent le rejet de l'initiative. Le Conseil fédéral justifie sa position en indiquant qu'il partage certes l'objectif de supprimer un désavantage fiscal des couples mariés, mais qu'il ne veut pas inscrire dans la Constitution le choix entre imposition commune et imposition individuelle.

La conférence de presse de la Confédération mentionnée au début est annoncée pour le 13 octobre. À l'état des vérifications au 6 octobre, elle n'a pas encore eu lieu ; cet article s'appuie donc sur le texte de l'initiative, le message du Conseil fédéral et les bases légales déjà adoptées.

La votation mérite précisément cette sobriété. Elle n'est ni une simple décision sur un barème, ni l'annulation immédiate de l'imposition individuelle. Elle tranche une orientation constitutionnelle en matière d'impôt fédéral direct – et elle fixe le cadre dans lequel la politique et l'administration devraient continuer à aménager l'imposition des couples mariés.

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